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Quand un détroit de quelques kms de large est à l’origine de massacres pilotés à distance ! (ndlr)

Yémen, position stratégique à la sortie sud de la Mer Rouge, continue à flamber (ndlr)

Jeudi, 12 mai 2011 - 11h03 AM

jeudi 12 mai 2011

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Au nord c’est le Canal de Suez, au sud c’est le détroit de Bab Al Mandab, entre les deux la Mer Rouge et ses pétroliers géants + la xème flotte US + l’interminable file des cargos et porte containers qui passent de la Méditerrannée à l’Océan Indien après avoir traversé le Golfe d’Aden.

Cette Mer Rouge deviendra-t’elle un Gaza maritime ? une prison maritime à ciel ouvert ? il suffirait de « pas grand’chose »

Au nord, l’Egypte est maître du Canal - Au sud, le Yemen à l’est et Djibouti + Ethiopie à l’ouest (malgré puissante force française d’intervention sur place à Djibouti) sont les deux pinces d’un étau qui peut se refermer dans un claquement tonitruant sur un détroit d’environ 40kms de large.

Le sablier du temps a probablement commencé le compte à rebours d’une catastrophe prévisible mais peut-être encore évitable pour peu que la révolution populaire ne se heurte plus à un acharnement, probablement téléguidé, lui aussi, du Prsdt Saleh à se maintenir au pouvoir.

Michel Flament

Coordinateur

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Source : Al-Oufok
jeudi 12 mai 2011, par La Rédaction

Dix manifestants hostiles au président Ali Abdallah Saleh ont été tués par des tirs des forces de sécurité lors de heurts nocturnes à Sanaa, portant à 16 le nombre de morts au Yémen ces dernières 24 heures, ont indiqué jeudi des sources médicales.

Mercredi après-midi, des milliers de contestataires avaient marché sur le siège de la présidence du gouvernement. Les forces de sécurité avaient ouvert le feu sur eux tuant deux manifestants et des heurts ont ensuite eu lieu dans la nuit dans le même secteur.

« Le nombre total des morts depuis hier (mercredi) à Sanaa a atteint 12 », a indiqué une source médicale. En outre, près de 230 manifestants ont été blessés par balles, selon les sources médicales.

D’après plusieurs témoins, des militaires et des partisans du régime en civil ont ouvert le feu sur les milliers de manifestants qui avaient quitté la Place du Changement où ils campent depuis le 21 février, marchant sur le siège de la présidence du gouvernement.

Les tirs ont visé les manifestants alors qu’ils se trouvaient à quelque 200 mètres du bâtiment, jouxtant les locaux de la radio nationale, ont-ils ajouté.

« Le peuple veut marcher sur le palais du président », répétaient les manifestants. Le siège de la présidence est situé à une courte distance du siège de la présidence du gouvernement.

Un témoin a affirmé que « des tireurs embusqués participaient à l’attaque contre les manifestants ».

Dans un communiqué diffusé par l’agence officielle SABA, le ministère de l’Intérieur a affirmé que les contestataires avaient tenté de « prendre d’assaut les sièges de la radio et du gouvernement », accusant des hommes armés relevant de l’opposition d’avoir ouvert le feu.

La situation était extrêmement tendue jeudi matin aux abords de la place du Changement, épicentre de la contestation contre le régime, selon des témoins.

Le général Ali Mohsen al-Ahmar, commandant de la région nord-est qui comprend Sanaa, rallié depuis mars aux contestataires, a déployé des renforts en armes et en véhicules blindés autours de la place, d’après ces sources.

Les forces du général al-Ahmar contrôlent le nord et l’ouest de la capitale alors que les forces fidèles au président Saleh tiennent le reste de la ville.

Comme à Sanaa, les manifestants dans plusieurs autres villes du pays ont marché mercredi sur des bâtiments officiels.

A Taëz, à environ 250 km au sud de Sanaa, un foyer de la révolte contre M. Saleh, deux personnes avaient été tuées. A Hodeida (ouest), sur la mer Rouge, un manifestant avait été tué par des tirs de la police, alors qu’à Dhamar (100 km au sud de Sanaa), un autre contestataire a trouvé la mort.

La répression du mouvement de protestation réclamant le départ de M. Saleh, au pouvoir depuis près de 33 ans, a fait au moins 173 morts depuis fin janvier, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources médicales et de sécurité yéménites.

(Jeudi, 12 mai 2011 - Avec les agences de presse)

Source : Al-Oufok